LES DERNIERES NOUVELLES
Maisons individuelles : l’attentisme ne paiera pas !
Au-delà des discours, en continu depuis des semaines, sur la crise et ses effets, l’Union des Maisons Françaises (UMF) souhaite davantage communiquer, en 2009, sur la « capacité de rebond » du marché de la maison individuelle.
Explications.Lors d’un point avec la presse ce mardi, le président de l’UMF, Christian Louis-Victor a présenté les axes de développement potentiels du secteur de la maison individuelle pour l’année qui s’annonce, par tous, comme très difficile.
D’abord, les chiffres : à fin décembre 2008, le ministère de l’Ecologie annonçait un recul de -16.7% pour les autorisations de construire, et une baisse de -15.7% pour les mises en chantier. Et pourtant. Dans un marché fortement impacté par la crise, l’Union se veut optimiste et insiste sur le fait que, d’une part, le secteur diffus de la maison individuelle (soit celui hors du secteur de la promotion) est moins sévèrement touché que celui de la promotion. Ainsi, le premier enregistre une baisse de 23% (150.000 unités), tandis que le second accuse un repli de 40% par rapport à 2007. Toutes les régions sont concernées, « mais plus particulièrement les régions PACA (-37%), et Ile-de-France (-30%), alors que le Languedoc (-12%) et le Sud-Ouest (-17%) résistent mieux.
Mais la bonne nouvelle de l’UMF, c’est l’annonce que le marché de la primo-accession est celui qui porte les meilleurs espoirs en termes de capacité de rebond en 2009. En détail, la primo-accession sur le secteur diffus affiche un recul de 11%, bien moins important que celui enregistré par le marché de la secundo-accession (-31%). A ce chiffre, l’UMF évoque deux raisons principales : les besoins structurels en logements depuis une trentaine d’années ; une resolvabilisation relative des ménages due aux dernières mesures telles que la baisse des prix du foncier, le doublement de prêt à taux zéro (PTZ) ou encore la baisse progressive des taux d’intérêt. L’UMF estime tout de même que ce « rebond » ne saurait intervenir sans un « environnement économique global », qui relancerait la consommation.
Toutefois, ajoute Christian Louis-Victor, si le foncier a connu une baisse en 2008 (-10%), tandis que les prix de vente, eux, des maisons individuelles, n’ont pas régressé, « il est urgent de ne pas attendre ». En effet, il souligne « une situation paradoxale entre un moral des ménages en berne qui incite à un attentisme néfaste et des mesures favorables, mais temporaires, qui devraient les inciter à ne pas attendre ».
Le salut par l’étalement urbain ?
Enfin, si la détérioration de la conjoncture s’est aggravée sur le dernier trimestre 2008, il semble que le mois de janvier redonne quelque espoir aux constructeurs de maisons individuelles. « Il y a eu un basculement commercial », note Christian Louis-Victor. Cela s’est concrétisé par un afflux de visites sur le web, où les constructeurs ont pu enregistrer un regain de demandes d’informations et de devis de la part des particuliers. « Notamment chez les jeunes et les primo-accédants », renchérit-t-il. L’annonce du doublement du PTZ pourrait en être le moteur… De plus, un autre phénomène apparaît en substance : la demande croissante de produits nouveaux tels que les maisons BBC, par exemple. « Désormais, avoir dans son catalogue au moins une offre de maison BBC en entrée de gamme est devenu indispensable », rétorque le président de l’Union. La qualité, certes, mais « maîtrisable en termes de coût », insiste-t-il. Pour exemple, l’UMF indique que « le bilan énergétique de vie d’un ménage habitant une maison BBC à 30 km d’une ville se révèle bien meilleur que celui d’un logement collectif situé en centre urbain et antérieur à 1975 ». La périurbanisation aura donc son rôle à jouer pour sortir de la crise du logement…
Carine Lauga (10/02/2009)
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Une certification pour la filière photovoltaïque
Le CSTB et le Laboratoire national de métrologie et d’essais (LNE) viennent d’annoncer leur engagement aux côtés du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) pour la mise en place d’une filière de certification des performances énergétiques des capteurs photovoltaïques. A l’heure où cette énergie est en plein essor, faisons un point avec l’adjoint au directeur technique du CSTB, Pierre Carlotti.
Batiactu : Pourquoi une certification en matière de performance du photovoltaïque ?
Pierre Carlotti : Le choix du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) est parti du postulat qu’il n’existait pas de reconnaissance de performance des capteurs photovoltaïques et que les utilisateurs étaient un peu perdus dans ce domaine. A ce jour, c’est un peu l’anarchie de fait, car les acteurs ne sont pas assez nombreux.
P. C. : Notamment sur l’établissement de normes en matière de vieillissement et de performances électriques des capteurs photovoltaïques. Elle viendra en amont de l’avis technique, qui, lui, permet de certifier qu’un panneau solaire est correctement installé sur un bâtiment.
Batiactu : Du coup, avec cette nouvelle certification, les professionnels vont disposer d’un outil complet en matière de photovoltaïque ?
P. C. : Tout à fait, avec le Pass’Innovation, les avis techniques et cette certification, l’ensemble du secteur du photovoltaïque est couvert. Ce sera un outil complet pour les professionnels du bâtiment ; en revanche, pour d’autres métiers, la seule certification pourra suffire, tant qu’on n’est pas dans l’intégration du bâtiment. Par exemple, pour un maître d’ouvrage qui souhaite installer une centrale solaire, la certification suffira.
Batiactu : A partir de quand sera-t-elle effective ?
P. C. : L’activité, qui sera basée sur le site de l’INES (Institut national de l’énergie solaire), au Bourget du Lac (Savoie), devrait démarrer en 2010. Ça peut paraître loin, mais la mis en place est complexe. Pour le moment, il y a eu un engagement écrit entre le CSTB, le LNE et le CEA, qui nous permet déjà de réaliser les achats de matériels. Dans un deuxième temps, on espère le plus rapidement possible, une filiale entre ces trois organismes sera créée pour la mise en place de toutes les phases de construction et d’expérimentation. Ensuite, seulement, la certification sera effective.
Propos recueillis pas Carine Lauga (09/02/2009)
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24 Heures du Bâtiment : rendez-vous en juin !
La deuxième édition des 24 heures du Bâtiment se déroulera les 11 et 12 juin prochain au Palais omnisport de Paris-Bercy, sous l’égide de la Fédération française du bâtiment. L’occasion pour la Profession de prendre la parole et affirmer sa place et ses responsabilités dans la recherche et la mise en œuvre de solutions efficaces et durables, ainsi que son engagement actif auprès des pouvoirs publics pour sortir de la crise. Dans le contexte que l’on connaît, ce second rendez-vous de la FFB tombe à point nommé pour les chefs d’entreprise, artisans, cadres et techniciens de la Profession, qui auront là l’occasion de s’informer, de se former, d’échanger et de construire des réponses concrètes aux questions urgentes du moment.
Via 7 colloques, 8 ateliers, 27 micro-conférences, la FFB met tout en œuvre pour que soient abordés des thèmes variés, leviers de la relance : la construction durable, le recrutement, la formation, la dématérialisation, l’offre globale la transmission, le développement des marchés émergents, la culture d’entreprise, la démarche compétence, la gestion des risques…
Un site internet est d’ores et déjà à disposition des internautes qui souhaitent s’informer sur l’événement.
(05/02/2009)
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Tempête : quid des professionnels du bâtiment ?
Klaus continue de faire des ravages… Plus de 8 jours après la tempête qui a touché de plein fouet le Sud-Ouest de la France, l’électricité n’est pas rétablie à 100% et il demeure encore beaucoup d’interrogations sur les conséquences matérielles et économiques qu’ont subies les entreprises de l’artisanat et du bâtiment de cette région. Tentative d’état des lieux avec les intéressés. « Trop tôt », clament en chœur les responsables des Capeb et FFB de la région Aquitaine et du département des Landes, le plus touché. En effet, trop tôt pour constater les dégâts, tout d’abord, et trop tôt pour chiffrer quoi que ce soit. Mais l’optimisme reste de mise…
« Nous avons été moins touchés, d’une part car la tempête est arrivée plus bas et a davantage atteint le département des Landes. D’autre part, les dégâts que nous avons subis dans le département sont plus nombreux en volume, mais moins importants en termes de gravité. Nous avons surtout des petits sinistres », tient à souligner M. Léouffre, secrétaire général de la Capeb de Gironde (33). Ainsi, si l’on compare à la catastrophe de 1999, il semble bien que l’anticipation a été de mise et que les leçons ont été tirées et appliquées. Ainsi, l’on compterait moins de dégâts au niveau des bâtiments – exceptées les toitures qui ont le plus pâti des bourrasques – que ceux liés aux ruptures d’alimentation électriques ou aux inondations. Bien entendu, la principale victime restant la forêt.
Sauver les emplois ! On a beaucoup parlé des premières mesures d’urgence, qui étaient de dégager et déblayer les accès aux habitations, notamment. Du côté des professionnels, la priorité était davantage de conserver les emplois. Comme le précise M. Léouffre, « les entreprises du bâtiment et de l’artisanat de notre département ont eu pour premier souci de rentrer de la trésorerie et satisfaire le client. La priorité était de sauver l’emploi et limiter le chômage partiel. Les travaux des entreprises elles-mêmes ont été envisagés dans un deuxième temps ». Même son de cloche chez son collègue de la Capeb des Landes, François Corbi : « Là où nous serons vigilants dans les jours et semaines à venir, c’est sur les pertes d’exploitation des entreprises. Nous avons mis en place un programme « chômage partiel spécial tempête » pour nos adhérents. Là encore, le nombre de dossiers demandés est limité. La chambre des métiers et de l’artisanat évoque, à ce jour, le chiffre de 91 demandes de dossiers de chômage partiel ». Un chiffre toutefois à prendre avec quelques précautions, car si l’électricité est revenue dans près de 90% du département, il reste encore des problèmes de communication. Ainsi, la Capeb 40 elle-même a retrouvé « du jus » seulement ce lundi ! Encore quelque 10.000 foyers landais étaient privés de courant ce même jour…
Alors, pour ce qui est des échos des entreprises qui seraient menacées, difficile à dire. Mais l’optimisme règne, selon les responsables locaux. « A ce jour, nous n’avons reçu aucun retour d’entreprises qui auraient été touchées. C’est plutôt bon signe », confie Jean Soulé-Dupuis, Président de la FFB Aquitaine. Qui malheureusement n’a pas d’autres informations en ce début de semaine. « Nous n’avons pas eu non plus d’appels pour des entreprises gravement sinistrées. Au total, sur 2.600 entreprises landaises, nous avons reçu de 20 à 25 dossiers de ce type », renchérit François Corbi, secrétaire général de la Capeb des Landes (40).
Enfin, quant aux dégâts sur les chantiers ou le nombre de chantiers retardés, il est, encore une fois, trop tôt pour donner des chiffres ou une estimation financière. La Capeb 40 a d’ores et déjà pris les devant, lors d’une réunion avec la Préfecture, en demandant des aides d’urgence comme l’annulation de la taxe professionnelle pendant les deux années à venir, des mesures fiscales, ainsi que l’assouplissement des délais de paiement.
Carine Lauga (02/02/2009)
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François Fillon détaille les grands chantiers du plan de relance.
Mille chantiers bénéficieront des 26,5 milliards d’euros dégagés pour le plan de relance de l’économie. Le Premier ministre, François Fillon, a présenté lundi ces projets «identifiables et visibles», pour lesquels les trois quarts des dépenses seront effectuées dès 2009 afin de pouvoir observer des résultats rapides. Détail des investissements et réactions. Le plan de relance, c’est parti ! François Fillon a dévoilé ce lundi à Lyon quelques uns des mille chantiers approuvés par le Comité interministériel d’aménagement et de compétitivité des territoires (Ciact), retenus pour bénéficier des 26 milliards d’euros prévus afin de relancer l’économie, annoncés le 4 décembre dernier par le président de la République. «Nous voulons, à la fois, soutenir l’activité pour les années 2009 et 2010 et améliorer la compétitivité de notre pays pour les années qui viennent», a indiqué le Premier ministre. Les projets choisis concernent «les 100 départements», a rappelé le ministre de la Relance, Patrick Devedjian, et étaient pour la plupart très avancés et prêts à démarrer. François Fillon a d’ailleurs expliqué avoir choisi «des projets ciblés et à fort impact économique et social», susceptibles de commencer au plus vite afin de produire «des effets rapides sur l’activité et l’emploi».
Le plan de relance, qui totalise précisément 26,5 milliards d’euros (soit 1,3% du PIB), se décompose en trois postes : 11,4 milliards seront consacrés à améliorer la trésorerie des entreprises pour «leur donner les moyens d’investir». Cet effort se traduira notamment par le remboursement anticipé du crédit d’impôt recherche, la mensualisation du remboursement de la TVA, l’amortissement accéléré des investissements… Viennent ensuite 11,1 milliards investis directement par l’Etat pour financer le programme d’investissement public, le soutien à l’activité économique, l’effort en faveur du logement ou encore le doublement du prêt à taux zéro. Enfin, 4 milliards seront consentis par les entreprises publiques pour moderniser les infrastructures ferroviaires, énergétiques et les services postaux.
Réactions. Les organisations du secteur du bâtiment et des travaux publics, fortement concernées par ces investissements (notamment 870 millions pour les infrastructures et 340 millions pour l’accession sociale à la propriété), n’ont pas tardé à réagir. Patrick Bernasconi, président de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP), a accueilli positivement les projets retenus. «Ce qui nous donne encore plus d'espoir c'est qu'il n'y a pas dans ceux-ci les projets liés au Grenelle de l'environnement notamment les quatre nouvelles lignes ferroviaires à grande vitesse qui pourront démarrer seulement en 2010 et 2011 en raison des contraintes juridiques», a-t-il précisé. De son côté, le président de la Fédération française du bâtiment (FFB), Didier Ridoret, s’est déclaré satisfait, «même si nous serons attentifs à ce qu'elle soit effective». Selon lui, le secteur du bâtiment a «trop souffert de la crise du milieu des années 90 pour ne pas être optimiste avec ces mesures qui vont permettre de pouvoir conserver l'outil de production et les emplois».
Concernant le logement, l’Union sociale pour l’habitat (USH) a fait savoir, par la voix de son délégué général Pierre Quercy, que «les mesures annoncées peuvent permettre le lancement des projets de construction et de réhabilitation qui n'avaient pas été pris en compte faute de financement suffisants». Cependant, «malgré le plan de relance il y a toujours en 2009 une baisse unitaire de l'aide de l'Etat par logement social par rapport à 2008 et cela risque de compliquer la réalisation des objectifs fixés du nombre de construction car il sera difficile de trouver des financements complémentaires», a ajouté Pierre Quercy. M. D. (02/02/2009)
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Un second réacteur nucléaire pour EDF.
L'Élysée vient de confirmer la construction d’un second réacteur nucléaire français de nouvelle génération, à Penly (Seine-Maritime). GDF Suez, qui sera partenaire minoritaire, devrait se voir confier un troisième EPR. Le second EPR, après celui en cours de réalisation de Flamanville, sera construit sur le site de Penly, selon nos confrères du Figaro. EDF devrait être investisseur et opérateur majoritaire devant GDF Suez, a déclaré l’Elysée. La programmation rapide d'un troisième EPR devrait probablement être annoncée prochainement et, cette fois-ci, assurée par le constructeur GDF Suez. EDF exploite déjà 100 % du parc nucléaire français, soit 58 réacteurs. De son côté, GDF Suez devrait faire valoir son EPR comme vitrine à l'international dans l'atome civil. De leur côté, les écologistes dénnoncent une erreur historique. Le réseau « Sortir du nucléaire », qui fédère 840 associations écologistes explique notamment que ce nouvel EPR « détournera la France de son engagement européen de parvenir à 20% d'énergies renouvelables en 2020 ». (30/01/2009)
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Plan de relance: l’éco-PTZ renforcé par le crédit d’impôt.
Parmi les mesures attendues, celle concernant le fameux prêt à taux zéro, qui doit viser à encourager les particuliers à faire des travaux de réhabilitation thermique de leur logement (isolation de la toiture, installation de fenêtres double vitrage etc). Le crédit d'impôt sur le revenu "développement durable" permet aux ménages de bénéficier d'une aide fiscale sur leurs dépenses d'équipements destinés à améliorer la performance environnementale de leur logement (achat de matériaux d'isolation ou d'installations de production d'énergie renouvelable). Ce cumul est limité à deux ans (2009-2010) et est réservé aux ménages dont les ressources n'excèdent pas 45.000 euros au titre de l'avant dernière année précédant celle de l'offre de prêt, précise le ministère.Côté échéance, les textes réglementaires d'application devraient être publiés avant fin février pour que les banques puissent offrir l'éco-prêt à taux zéro à leurs clients le plus rapidement possible dans la foulée, a conclut le ministère.
Avec AFP (30/01/2009)
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Le sénat contre l’allègement des procédures protégeant le patrimoine.
Les sénateurs ont demandé la suppression d'un article introduit en première lecture de la loi Grenelle 1 par les députés. Celui-ci visait à alléger la procédure spéciale pour les chantiers situés dans des zones protégées. Dans le cadre de l'examen du projet de loi sur le Grenelle 1 de l'environnement, les sénateurs ont accepté l’amendement du rapporteur UMP de la commission des Affaires économiques, Bruno Sido (Haute-Marne). Conséquence : l’article des députés, qui demandait l’assouplissement de la procédure pour les travaux effectués dans les zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager, a été annulé. De son côté, le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, a également donné un avis favorable à cette suppression.
Les architectes réagissent.
Cet article « n'a pas sa place dans un projet de loi de programme aussi solennel que le Grenelle 1 », a justifié Bruno Sido. Le rapporteur a rappelé que les parlementaires avaient déjà supprimé l'avis conforme des architectes des bâtiments de France dans les zones protégées dans le cadre du plan de relance définitivement adopté jeudi soir. Une première suppression à laquelle cinq grandes associations de défense du patrimoine ont vivement réagi, estimant qu’elle amorçait la fin du système français de protection du patrimoine et des paysages.
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Grenelle 1 : l’amendement polémique sur l’électricité abandonné.
L’amendement déposé lundi sur l’exonération d’une partie de l'électricité des nouvelles normes thermiques dans la construction neuve, vient d’être retiré du projet de loi Grenelle 1. L'amendement 157 - mis en ligne lundi sur le site du Sénat - du sénateur des Yvelines, Dominique Braye, ne cachait pas sa motivation de préserver la filière électricité. Il préconisait d’épargner le chauffage électrique de l’obligation du seuil de 50 kWh (par mètre carré et par an). Cet amendement, qui avait créé la polémique et notamment le soulèvement des associations écologiques, vient d’être retiré par le Senat. «La grosse attaque que je ferai à ce Grenelle c'est qu'il devient anti-social», a souligné Dominique Braye. Avant d’ajouter : «Un couple dans un petit logement qui a deux ou trois enfants pourra-t-il se chauffer et avoir de l'eau chaude». A noter que le Sénat a lancé une étude pour définir un «niveau pertinent de modulation» au seuil de consommation d'énergie de 50 kWh/m2/an. (28/01/2009)
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Une maison en communion avec les 4 éléments.
Le constructeur allemand Huf Haus crée Art 9, une maison baignée de lumière et écologique. Conçu en verre et en bois, le bâtiment est inspiré du style Bauhaus, mais intègre toutes les dernières innovations en matière de technologie. Bienvenue dans la maison Art 9 ! Ce petit bijou d'architecture, construit tout en transparence, a été imaginé par le constructeur allemand Huf Haus, spécialiste du logement individuel haut-de-gamme. Les quatre éléments l'ont inspiré pour la conception de l'édifice : l'air, la terre, l'eau, le feu. Art 9 offre ainsi un habitat de 700 m2 conçu en parfaite harmonie avec la nature, tout en intégrant les évolutions techniques et technologiques des constructions modernes. "L'idée de ce projet est que le propriétaire ait l'impression de vivre dans le jardin", explique Kerstin Legré, architecte référent pour la France chez Huf Haus. En plus de l'esthétique et du confort, les concepteurs d'Art 9 ont choisi de faire la part belle aux énergies "vertes". La maison a été conçue selon les principes bioclimatiques, soit l'intégration de solutions astucieuses pour réduire la consommation d'énergie et l'impact de la construction sur l'environnement. Des innovations qui en font un logement basse consommation. Il consomme en moyenne 57 kwh par m2 et par an, soit environ quatre fois moins que le standard des constructions neuves aujourd'hui. Question confort d'utilisation, la maison a été dotée des toutes les dernières techniques en matière de domotique. La plupart des équipements électriques peuvent être commandés à distance. Ce rêve architectural a bien sûr un coût. Il faut compter 2.300 euros du m2 brut, hors terrain. Le modèle présenté s'étend sur 700 m2 et n'est pas franchement accessible à toutes les bourses : il coûte 2.500.000 euros. Les concepteurs proposent toutefois de faire du sur-mesure. Deux Français ont été séduits. Un projet est à l'étude en région parisienne, un autre à proximité de Metz. J.C. (21/01/2009)
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Le diagnostic électrique est entré en vigueur.
Un nouveau diagnostic, visant à vérifier l’état des installations électriques intérieures, est entré en vigueur au 1er janvier. Il s’ajoute aux six autres documents que le vendeur d’un bien immobilier est obligé de fournir à l’acquéreur. Le dossier de diagnostic technique à fournir par le propriétaire dans le cadre de la vente d’un bien immobilier vient encore de s’épaissir. Après le plomb, l’amiante, les termites, le gaz, les risques naturels et technologiques et la performance énergétique, le vendeur a, depuis le 1er janvier dernier, l’obligation de faire vérifier l’état de son installation électrique si, et seulement si, celle-ci a plus de quinze ans. L’idée de la création de ce diagnostic n’est pas nouvelle, puisqu’elle avait été suggérée dès 1987 par la commission de sécurité des consommateurs (CSC). "Etant donné le nombre de victimes que font chaque année les installations électriques défectueuses, il y avait pourtant urgence à mettre en place un tel dispositif", commente Bruno Gendron, chef de projet sécurité électrique chez Promotelec. Selon l’Observatoire National de la Sécurité Electrique (ONSE), il y aurait 7 millions de logements équipés d’une installation à risque, 80.000 incendies domestiques d’origine électrique et 4.000 victimes d’électrisations graves par an.
Vérifications visuelles, tests et mesures. L’objectif de ce diagnostic électrique est donc d’abord et avant tout, comme le stipule le décret paru au Journal officiel le 24 avril dernier, "d’évaluer les risques pouvant porter atteinte à la sécurité des personnes". Il permet également de mieux informer l’acquéreur sur l’état du bien qu’il s’apprête à acheter. Comme pour les autres documents à annexer au dossier de diagnostic technique, le propriétaire doit le faire réaliser par un professionnel certifié par un organisme accrédité COFRAC. Une intervention qui est facturée en moyenne entre 100 et 150 €. Une fois sur place, le diagnostiqueur se livre à des vérifications visuelles, à des tests et à des mesures qui ne portent que sur les parties privatives du logement et exclusivement sur les constituants visibles de l’installation. "L’intervention s’effectue sans déplacement de meubles ni démontage d’installation, à l’exception du tableau électrique", précise Bruno Gendron. A charge pour le diagnostiqueur de repérer les conducteurs électriques dénudés dont les parties sous tension sont accessibles ou encore les prises de courant dont les socles sont soit cassés, soit fissurés ou arrachés. Il doit par exemple s’assurer que le logement possède un disjoncteur général accessible pour couper facilement l’alimentation en cas d’urgence, de la présence d’un dispositif permettant de détecter les fuites de courant qui s’écoulent vers la terre ou encore du respect des règles de sécurité dans les salles de bains.
"Nécessaire mais pas suffisant". Après son passage, le professionnel remet au propriétaire un rapport listant les anomalies et décrivant les risques encourus. Valable pour une durée de trois ans, le diagnostic n’impose aucune obligation de travaux. Une exemption qui est d’ailleurs jugée regrettable par beaucoup de consommateurs et de professionnels. "Même si le diagnostic est une étape importante pour l’amélioration de la sécurité dans les logements, il reste insuffisant, confie Bruno Gendron. L’idéal aurait été, sans aller jusqu’à une mise aux normes complète de l’installation, de rendre un minimum de travaux obligatoires". L’ingénieur déplore également que le champ d’application du diagnostic n’ait pas été étendu aux parties communes des immeubles et aux contrats de location. A noter qu’à compter du 1er janvier 2013, les propriétaires auront également l’obligation de fournir le document établi à l’issue du contrôle des installations d’assainissement non collectif mentionné à l’article L.1331-11-1 du code de la santé publique.
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La filière électricité pourrait être épargnée par le Grenelle.
Un amendement de dernière minute vient d’être déposé concernant l’électricité dans la loi grenelle qui va être examinée aujourd'hui au Sénat. Cet amendement réclame une exonération d’une partie de l'électricité des nouvelles normes thermiques dans la construction neuve. L'amendement 157 - mis en ligne sur le site du Sénat - du sénateur des Yvelines, Dominique Braye, a pour objectif de préserver la filière électricité. C’est pourquoi il préconise de «n'appliquer le seuil de 50 kWh (par mètre carré et par an) qu'aux seules consommations de chauffage». Ainsi, les consommations d'électricité pour la lumière et l'eau chaude ne seront pas prises en compte. Cette idée pourrait aller à l’encontre de la norme thermique déterminé par le Grenelle de l’environnement, qui fixe comme objectif une consommation de moins de 50 kwh d'énergie primaire/m2/an à partir de 2012 dans le neuf. Pour rappel, le Sénat examine à partir d'aujourd'hui la loi Grenelle 1, adoptée cet automne par l'Assemblée. Le nombre d'amendements déposés atteignait samedi soir plus de 700. (avec AFP) (26/01/2009)
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